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Sep 30, 2015

“La Lettre du Continent” confirme l’implication de la Côte d’Ivoire dans la tentative de coup d’Etat au Burkina Faso

C’est d’abord le site Mondafrique qui a donné l’information sur la présence du chef des preneurs d’otage de Ouagadougou, le general Gilbert Diendéré, à Abidjan quelques jour savant le coup d’Etat. Le faisant, le confrère indiquait qu’il pourrait y avoir une implication d’Abidjan dans le coup louche porté à la transition en cours au pays des Hommes intègres.

Par la suite, le site Nordsud24info, confirma cette implication d’Abidjan en insistant sur la présence des milices de Ouattara venus d’Abidjan pour prêter main forte aux militaires du RSP dans leurs actes terroristes. Nordsud24info informe du reste que certains des ces mercenaires ivoiriens ont été faits prisonniers dans l’évolution des événements convoyés à la gendarmerie de Bedego.

l’hebdomadaire français “La Lettre du continent“, très proche des milieux de pouvoir africain, confirme maintenant cette thèse de l’implication du pouvoir d’Abidjan dans la crise burkinabé.

En effet, selon “La Lettre du continent”, Koné Zakaria, très proche parmis les proches de Alassane Ouattara, est officier de liaison de Diendéré à Abidjan pendant toute la crise.

Le lieutenant-colonel Koné Zakaria, commandant en second du bataillon blindé de la caserne d’Akouédo située à Abidjan et le général Diendéré se connaissent très bien. Le général Diendéré avait fortement aidé la rébellion ivoirienne dans les années 2000 et 2010 en leur apportant entraînement, matériels et aide humaine par l’intermédiaire de mercenaires burkinabé qui étaient légion en terre ivoirienne à ces époque là.

C’est donc par reconnaissance de services rendus que le proche de Alassane Ouattara a usé de ses rélations avec les milieux des ex-combattants et des dozos de Côte d’Ivoire pour apporter son aide au bienfaiteur d’hier qu’est Gilbert Diendéré.

Source: eburnienews

Sep 27, 2015

En Côte-d’Ivoire, la police disperse un meeting de l’opposition à Abidjan

En Côte d’Ivoire la police disperse un meeting de l’opposition à Abidjan  En Côte d’Ivoire la police disperse un meeting de l’opposition à AbidjanLa police ivoirienne a dispersé samedi matin, à un mois de la présidentielle d’octobre, et à coup de gaz lacrymogène un rassemblement de militants de l’opposition à Yopougon (à l’ouest d’Abidjan), à constaté un journaliste de Alerte info.

Casques visés sur la tête, près de 30 policiers et gendarmes, équipés de matraques et lacrymogène, quadrillaient depuis 7H00 la place Ficgayo où devait se tenir un meeting de ces opposants au chef de l’Etat Alassane Ouattara, réunis au sein de la Coalition nationale pour le changement (CNC).


Au milieu de la place, étaient stationnés deux cargos de police et de gendarmerie.

Vers 09H00, des policiers ont dispersé à coup de lacrymogène près de 20 militants qui tentaient de se regrouper autour de la place où les commerces avaient pratiquement tous fermé.

A quelques 200 mètres de la place, d’autres manifestants ont brûlé des pneus et érigé des barricades sur la voie.

Lundi, la CNC prévoit organiser une marche sur la télévision nationale et la commission électorale chargée d’organiser la présidentielle, pour contraindre M. Ouattara, candidat à sa succession, à un dialogue afin de renégocier les conditions d’organisation du scrutin.

la police disperse un meeting de l’opposition à Abidjan  En Côte d’Ivoire la police disperse un meeting de l’opposition à Abidjan







Source : eburnienews


Sep 22, 2015

Burkina Faso : L’armée loyaliste encercle Ouagadougou et exige la reddition du RSP

L’armée lance un ultimatum aux putschistes

L’armée loyaliste, qui avait pris le chemin de la capitale pour en déloger les putschistes lundi 21 septembre dans l’après-midi, est toujours aux portes Ouagadougou et a intimé aux putschistes de « déposer les armes ». Les officiers de l’armée loyaliste ont par ailleurs exigé des putschistes qu’ils déposent les armes d’ici 10h (locales). Selon des hauts-gradés contactés par Jeune Afrique, l’armée loyaliste assure continuer les discussions et « tout faire pour empêcher l’affrontement ».

De son côté, le RSP ne semble pas vouloir lâcher prise. Le général Diendéré affirme ainsi être en discussion avec les chefs de l’armée pour « faire partir » les unités de province arrivées dans la nuit à Ouagadougou.
Cette offensive de l’armée loyaliste survient alors qu’un projet de sortie de crise avait été présenté dimanche 20 septembre par la médiation ouest-africaine. Le plan devrait être examiné lors d’un sommet extraordinaire de la Communauté économique des États d’Afrique de l’Ouest (Cedeao) ce mardi 22 septembre. Ce projet a suscité l’indignation de la société civile et une franche opposition dans les rues de la capitale au motif qu’il prévoit l’amnistie des putschistes.

Zida libéré par les putschistes

Par ailleurs, le Premier ministre de la transition Isaac Zida, aux mains des putschistes depuis le coup d’État, a été libéré mardi matin, a-t-on appris de sources concordantes. Le Premier ministre a été libéré et a pu quitter le palais présidentiel de Ouagadougou pour rejoindre dans un premier temps résidence officielle de la Primature. Selon les infirmations recueillies par Jeune Afrique, il se trouve désormais en sécurité dans un lieu tenu secret.

Quelques heures plus tôt, le général Gilbert Diendéré avait, « en signe d’apaisement », affiché sa volonté de libérer Isaac Zida, avant de s’engager à « remettre le pouvoir aux autorités civiles de la transition à l’issue de l’accord définitif » avec la Cedeao. Mais selon les informations de Jeune Afrique, cette libération a été permise après des négociations entre représentants des unités de l’armée loyaliste et les putschistes.

Michel Kafando chez l’ambassadeur de France

Un peu plus tôt, dans la soirée de lundi, le président des institutions de transition Michel Kafando, jusqu’alors placé en résidence surveillée par le RSP, a lui aussi été exfiltré . Il a été accueilli à la résidence de l’ambassadeur de France en début de soirée.

Source : JeuneAfrique

Sep 20, 2015

Maroc : Manifestation massive à Rabat en soutien à la mosquée Al-Aqsa, face à l'agression israélienne.

Des centaines de Marocains sont sortis, hier soir, dans les rues de Rabat pour protester contre les attaques agessives et brutales israéliennes sur al-Aqsa, appelant le Parlement marocain à mettre en avant un projet de loi visant à interdire la normalisation avec Israël.

Les manifestants ont soulevé des bannières condamnant l'agression israélienne sur la mosquée sainte al-Aqsa et saluant la détermination de la résistance palestinienne face à l'agression israélienne.

Avec la participation de l'ambassadeur palestinien, les manifestants de différentes affiliations politiques ont scandé des slogans contre la normalisation avec Israël.

La manifestation a été organisée par le Groupe de travail pour la Palestine, l'Association marocaine pour le soutien de la lutte palestinienne, le Parti « Justice et Développement » et plusieurs autres groupes de la société politique et civile.

Source : PalInfo

Sep 17, 2015

Libye: Seif al-Islam, fils de Mouammar Kadhafi, pourrait être exécuté jeudi

Le fils de Mouammar Kadhafi, Seif al-Islam, et une dizaine d'autres proches de l'ex-dirigeant libyen accusés en juillet dernier d'incitation au meurtre des manifestants et d’avoir formé des escadrons de la mort, pourraient être fusillés ce jeudi.

Le gouvernement de la milice islamiste basé à Tripoli a pris la décision d'appliquer ce jeudi la peine de mort à l'encontre du fils du dirigeant libyen déchu Mouammar Kadhafi, Seif al-Islam, rapporte la chaîne Al Jazeera. Selon la condamnation, Seif al-Islam doit être fusillé.

Fin juillet, le fils de Mouammar Kadhafi avait été reconnu coupable par un tribunal d'avoir commis des crimes de guerre lors des tentatives de réprimer la révolte populaire en 2011.

Saїf al-Islam Kadhafi a été arrêté sur le territoire libyen en novembre 2011. Depuis lors, il est détenu dans la ville de Zentan (nord-ouest) par un groupe d'anciens insurgés opposés au gouvernement de Tripoli qui refusent de le transférer vers la capitale ou à la Cour pénale internationale (CPI), qui a également émis un mandat d'arrêt à son encontre pour crimes contre l'humanité.

Le procès libyen de Kadhafi-fils, présenté à l'époque comme le successeur potentiel de Mouammar Kadhafi, a été critiqué par les militants des droits de l'homme en raison des restrictions d'accès de la défense et marqué par un différend avec la CPI au sujet de sa compétence à juger Saïf Al-Islam.
 Une dizaine d'autres proches de l'ex-dirigeant libyen, dont l'ancien chef des services de renseignement Abdallah al Senoussi et l'ex-premier ministre du pays Baghdadi al Mahmoudi ont écopé également de la peine capitale.

Depuis la chute du régime de Kadhafi en 2011, la Libye reste plongée dans le chaos sécuritaire, et les milices y font la loi. En 2014, l'alliance islamiste Fajr Libya s'est emparée de Tripoli, poussant le gouvernement reconnu par la communauté internationale à s'exiler dans l'est du pays. Un gouvernement rival sous l'influence de Fajr Libya s'est autoproclamé à Tripoli.

Source : SputnikNews

Coup d’État militaire au Burkina Faso

Un coup d’Etat a eu lieu dans la soirée de mercredi, mené par les militaires du Régiment de sécurité présidentielle (RSP) au Burkina Faso, qui ont pris en otages le président et le gouvernement.

les militaires ont annoncé jeudi matin avoir « dissous » les institutions de la transition et promis d’organiser des « élection inclusives » Un « Conseil national de la Démocratie » affirme avoir mis « fin au régime déviant de la transition (…) Le président de la Transition est démis de ses fonctions. Le gouvernement de transition » et « le Conseil national de la Transition » sont « dissous », a affirmé à la télévision publique un militaire, le lieutenant-colonel Mamadou Bamba (photo). « Une large concertation est engagée pour former un gouvernement qui se dévouera à la remise en ordre politique du pays et à la restauration de la cohésion nationale pour aboutir à des élections inclusives et apaisées », a-t-il poursuivi.

Le RSP, garde prétorienne de l’ex-président Blaise Compaoré, chassé du pouvoir par la rue en octobre 2014 après 27 ans au pouvoir, dénonce notamment la loi n’autorisant pas les partisans de l’ancien président Compaoré à se présenter à l’élection présidentielle qui devait avoir lieu le 11 octobre et devait mettre fin à la transition.

Après le coup d’état mené par les militaires, le président du parlement intérimaire (CNT) du Burkina Faso, Cheriff Sy, a appelé le peuple à se mobiliser contre la prise d’otages du président et du premier ministre. Le président du Conseil national de la transition a indiqué dans une déclaration à la presse que la « nation est en danger » après l’arrestation du président Michel Kafando ainsi que du Premier ministre Isaac Zida. « Le devoir nous appelle car la nation burkinabé est en danger (…) Nous en appelons au devoir de solidarité des forces vives, des forces politiques, de la société civile et de la communauté internationale avec tout le peuple burkinabé pour faire échec à cette opération », a écrit M. Sy dans un communiqué transmis aux médias.

Source : Algerie1

Sep 12, 2015

L'Égypte annonce la démission du gouvernement

La démission survient suite à l'arrestation du ministre de l'Agriculture Salah Helal, accusé de corruption.

Le président égyptien Abdel Fattah al-Sissi a accepté samedi la démission du gouvernement présentée par le premier ministre Ibrahim Mehleb, a annoncé la présidence du pays dans un communiqué.

Aucune explication n'a été donnée dans l'immédiat. Le président al-Sissi a chargé M.Mehleb d'assurer ses fonctions jusqu'à la formation d'un nouveau cabinet.
 La démission du gouvernement survient quelques jours après l'arrestation du ministre de l'Agriculture Salah Helal dans le cadre d'une affaire de corruption.

M.Helal et son chef de cabinet sont soupçonnés d'avoir demandé et reçu des pots-de-vin de la part de l'homme d'affaires Ayman al-Gamil par le biais d'un intermédiaire pour légaliser l'acquisition de terrains appartenant à l'Etat.

Source : SputnikNews

Aug 12, 2015

Nouvelles allégations d'abus sexuels par des soldats de maintien de la paix en République centrafricaine

Le secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon, est consterné par de nouvelles allégations faites par l'organisation Amnesty International concernant des abus commis par des casques bleus en République centrafricaine, a déclaré mardi son porte-parole.

"Nous sommes au courant des dernières allégations troublantes concernant des abus commis par des casques bleus en République centrafricaine, qui ont été faites aujourd'hui par Amnesty International", a dit ce porte-parole, Stéphane Dujarric, lors d'un point de presse à New York.

Selon la presse, Amnesty International affirme que des casques bleus de l'ONU ont tué un adolescent de 16 ans et son père et ont violé une fillette âgée de 12 ans en République centrafricaine.

"Le secrétaire général est personnellement consterné et déçu, pas seulement par ces dernières informations, mais par la série d'allégations en République centrafricaine ces derniers mois, concernant à la fois la période avant le déploiement des Casques bleus de l'ONU et depuis", a dit M. Dujarric.

"Nous tenons à souligner une fois de plus qu'aucune faute de cette nature ne peut être tolérée et que toute allégation sera prise très au sérieux et fera l'objet d'enquêtes approfondies et complètes", a-t-il ajouté.

Source : CRI

Aug 10, 2015

Cameroun : la chaîne « Afrique Media » suspendue pour avoir accusé la France et les États-Unis de soutenir Boko Haram

La chaîne de télévision camerounaise, « Afrique Media », a été suspendue ce jeudi 6 août 2015 par le Conseil national de communication du Cameroun (CNC) pour des dérapages lors de la fameuse émission « Le débat panafricain »

La chaîne de télévision camerounaise Afrique Media est-elle allée trop loin ? En tout cas, les autorités camerounaises n’ont pas été tendres avec le média qui a accusé la France et les États-Unis de soutenir le groupe terroriste Boko Haram. La décision de mettre sous scellée la chaîne a été annoncée par un communiqué du Conseil national de communication du Cameroun (CNC). « Des scellés ont été apposés sur les installations de la chaîne de télévision », déclare le CNC qui va plus loin en suspendant Afrique Media à un mois.

Selon le communiqué, Afrique Media devait arrêter de diffuser depuis la date du 4 juin 2015. La sanction de la chaîne avait été approuvée par le ministre camerounais de la Communication, Issa Tchiroma Bakary. « Le CNC n’a jamais violé ses prérogatives. Je comprends bien que les journalistes, par réflexe corporatiste, aient tendance à soutenir des confrères. Mais sachez que le CNC était dans son droit. Afrique Media n’a pas le droit de s’attaquer à un Etat ou à la vie privée des individus. Ce n’est pas pour cette raison qu’on a donné une autorisation provisoire à Afrique Media ».

Mais face à l’entêtement d’Afrique Media et à son refus de suspendre sa diffusion, le CNC passera à la vitesse supérieure en appliquant l’acte de mettre le média sous scellée ce 6 août dans l’après-midi. Selon Albert Patrick Eya’a, directeur de l’information d’Afrique Media, « l’acte a été posé par le sous-préfet de Yaoundé 2, accompagné de la force publique pour la circonstance ».

Selon les médias locaux, deux journalistes de la chaîne, Ladan Mohamed Bachir et Juliane Magne Tadda, ont également été suspendus. Ils sont sanctionnés pour défaut d’encadrement de leurs invités lors de l’émission « Le débat panafricain ». Une émission dans laquelle sont invités des personnalités politiques, universitaires et de la société civile qui, en direct, s’en prennent ouvertement à François Hollande et à d’autres chefs d’Etat occidentaux qu’ils accusent d’avoir des projets criminels pour l’Afrique.

Les dirigeants d’Afrique Media ne comptent pas s’arrêter là. S’adressant aux médias, Albert Patrick Eya’a affirme avoir saisi le tribunal administratif pour surseoir à la décision du CNC. « Les réquisitions du juge restent attendues. Nous allons relancer le dossier. Ils n’ont fermé que nos bureaux. Nous ne pouvons pas travailler, mais la chaîne continue d’émettre », dit Albert Patrick. Selon ce dernier, la chaîne est victime d’un acharnement du secrétaire général du CNC, Jean Tobie Hond.

Source : Lelibrepenseur

Aug 3, 2015

L´armée Camerounaise intercepte un Hélicoptère Français livrant des armes a Boko Haram

« Nous devons dire aux citoyens Camerounais qu’on va reprendre le dessus sur cette nouvelle forme de terrorisme. Ils ne doivent pas prendre peur car nous sommes plus forts que ca, en plus quand vous connaissez les méthodes de votre ennemi vous êtes plus forts.

Vous savez aussi qu’il y a deux terroristes Français qui ont été arrêtés à la Briqueterie avec des explosifs. Et eux aussi sont en train d’être exploités et c’est très encourageant. Un autre élément, c’est qu’un hélicoptère a été intercepté au Nord Cameroun déposant des armes, des munitions et des dollars.

Les populations sont très vite arrivées et se sont servies sur les dollars, ensuite ils ont fuit leur village car ayant peur des représailles de Boko Haram qui devaient arriver prendre leur butin déposé par cet hélicoptère.

Enfin un container d’armes a été intercepté au port de Douala avec les armes de guerre en complicité avec les officiels camerounais » – Banda KANI – Africa Media « On se souvient qu´en 2010 et en 2011 pour faire tomber le président élu Laurent Gbagbo les rebelles et les armes du tandem criminel Soro-Ouattara étaient héliportés pas les soldats français de force licorne et la force licorne stationnées en Cote d´Ivoire.

Source : AfriqueNewsInfo

Jul 22, 2015

Nigeria : Le président Muhammadu Buhari promet de récupérer l'argent "volé" du pétrole

Le président nigérian Muhammadu Buhari s'est engagé à récupérer les sommes d'argent "ahurissantes" issues de vols et de détournements de pétrole à grande échelle dans son pays et a promis de traduire les responsables de ces transactions devant la justice, a déclaré mercredi son porte-parole.

Selon M. Buhari, qui se trouve actuellement à Washington pour la première fois depuis le début de son mandat le 29 mai, l'équivalent de 250.000 barils de pétrole brut est volé chaque jour au Nigeria, premier producteur d'or noir d'Afrique, soit plus de 10% de la production nationale. Les profits de cette escroquerie sont placés sur des comptes bancaires individuels.

M. Buhari, un général à la retraite de 72 ans, connu pour avoir mené une "guerre contre l'indiscipline" musclée lors de son premier et bref passage au pouvoir dans les années 80, s'est engagé à lutter farouchement contre "le démon de la corruption".

Lors d'un discours prononcé mardi à l'ambassade du Nigeria dans la capitale américaine, il a affirmé que les États-Unis et d'autres pays aidaient le Nigeria "à pister de tels comptes en banque".

"Nous allons demander à ce que ces comptes soient gelés et nous allons poursuivre les individus. La somme d'argent en question est ahurissante. Certains anciens ministres ont vendu environ un million de barils par jour", a-t-il affirmé.

"Je peux vous assurer que nous allons pister et rapatrier cet argent et nous appuyer sur les documents (liés à ces comptes) pour poursuivre (leurs propriétaires)", a-t-il poursuivi, selon un communiqué de son porte-parole Femi Adesina.

M. Buhari a déjà dissous fin avril le conseil d'administration de la NNPC, la compagnie pétrolière nationale, et a ordonné une enquête au sein de cette entreprise.

L'année dernière, le gouverneur de la banque centrale, Sanusi Lamido Sanusi, avait été limogé par l'ancien président Goodluck Jonathan. Le gouverneur avait déclaré peu de temps auparavant que 20 milliards de dollars de revenus pétroliers n'avaient pas été versés au budget de l'Etat entre 2012 à 2014, ce que contestait catégoriquement M. Jonathan.

M. Buhari, qui arrive au pouvoir au moment où la chute des cours mondiaux du pétrole a fait vaciller l'économie, a accusé à plusieurs reprises l'administration de son prédécesseur d'avoir "pratiquement vidé" les caisses de l'Etat.

Les vols et détournements de pétrole brut constituent un problème majeur au Nigeria et représentent, selon les estimations, des pertes de 6 milliards de dollars (4,3 milliards d'euros) par an.

Source : Lorientlejour

Jul 16, 2015

Attaque inédite de l'État Islamique contre un navire de l'armée égyptienne

La branche égyptienne du groupe Etat islamique (EI) a revendiqué jeudi une attaque au "missile" contre une "frégate" de la marine au large de la péninsule du Sinaï, son premier attentat du genre depuis le début d'une insurrection jihadiste dans le pays en 2013.

Les attentats se sont multipliés en Egypte depuis que l'armée a destitué le président islamiste Mohamed Morsi en 2013, et ces attaques, qui visent essentiellement les forces de sécurité, ont tué des centaines de policiers et de soldats, notamment dans le nord du Sinaï.

Dans un communiqué publié sur Twitter, le groupe "Province du Sinaï", la branche égyptienne de l'EI, a affirmé que ses combattants avaient mené une attaque au "missile guidé" contre "une frégate" de la marine en mer Méditerranée, au nord de Rafah, à la frontière avec la bande de Gaza palestinienne.

Le texte est accompagné de trois photos montrant ce qui semble être un missile antichar frappant le navire, causant une large explosion.

L'armée avait annoncé plus tôt qu'un bateau de la marine avait pris feu lors d'affrontements entre des jihadistes et des militaires, affirmant qu'aucun soldat n'était mort dans ces violences.

Un photographe de l'AFP et un témoin dans la bande de Gaza ont affirmé que le navire se trouvait à plus de 3 km de la côte lorsqu'une explosion est survenue. Des navires de la marine égyptienne sont allés au secours de l'équipage, tandis qu'un nuage de fumée s'élevait au-dessus du patrouilleur.

L'attentat de jeudi est la première attaque contre un navire de la marine revendiquée par les jihadistes de l'EI. En novembre, une vedette de la marine avait cependant été attaquée en Méditerranée dans des circonstances obscures au large de la province côtière de Damiette (nord-est).

A l'époque, l'armée avait qualifié l'attaque de "terroriste", affirmant que huit militaires étaient portés disparus, sans plus de détails.

Coups d'éclats
Ces derniers jours, les jihadistes ont multiplié les coups d'éclats. Le pays a ainsi connu une série d'attaques spectaculaires, malgré les opérations à grande échelles lancées par l'armée, qui dit avoir tué plus de 1.100 "terroristes" dans le Sinaï depuis deux ans.

Le 1er juillet, dans le nord du Sinaï, les jihadistes de l'EI lançaient une série d'assauts coordonnés contre des positions de l'armée, avant de s'engager dans des affrontements sans précédent avec les militaires.

L'armée avait fait état de 21 soldats tués dans ces violences.

Le procureur général Hicham Barakat était assassiné fin juin dans une spectaculaire attaque à la voiture piégée au Caire qui n'a pas été revendiquée. Il est le plus haut représentant de l'Etat à avoir été tué dans la vague d'attentats qui secouent l'Egypte depuis 2013.

Et samedi, l'EI a revendiqué un attentat à la voiture piégé contre le consulat d'Italie en plein centre du Caire, une attaque qui a tué un civil égyptien et détruit en partie la façade du bâtiment. Il s'agissait du premier attentat visant une mission diplomatique depuis l'éviction de M. Morsi.

Peu de jours après cette attaque, les autorités ont limogé le chef de la police du Caire, le général Oussama Bedair. "Le ministre de l'Intérieur Magdy Abdel Ghaffar a ordonné la destitution du chef de la police du Caire, le général Oussama Bedair, et a nommé le général Khalid Abdel Aal (son adjoint) à sa place", a indiqué jeudi le ministère dans un communiqué.

Les jihadistes disent agir en représailles à la sanglante répression qui s'est abattue sur les pro-Morsi et dans laquelle plus de 1.400 personnes, en majorité des manifestants islamistes, ont été tuées.

Des dizaines de milliers ont également été emprisonnés, tandis que des centaines ont été condamnés à mort dans des procès de masse expéditifs.

La Cour de cassation a cependant annulé des dizaines de ces peines capitales, ordonnant de nouveaux procès.

Source : Lorientlejour

Jul 9, 2015

La Tunisie annonce la construction d’un mur à la frontière libyenne


Douze jours après l’attentat jihadiste le plus sanglant de l’histoire tunisienne contre un hôtel de Sousse, le chef du gouvernement, Habib Essid, a annoncé la construction d’un mur de 168 km le long de la frontière avec la Libye.

Après l’attentat de Sousse, où 38 personnes ont été tuées le 26 juin par un jihadiste tunisien, le gouvernement de Tunis a annoncé la construction d’un mur de 168 km le long de la frontière avec la Libye. Une mesure destinée à endiguer la menace terroriste, a déclaré mardi 7 juillet Habib Essid, le chef du gouvernement tunisien aux médias du pays.

Source : AlterInfo

Algérie: Bouteflika autorise l'armée à décréter le couvre feu à Ghardaïa

L’intervention de l’armée à Ghardaia se précise. Le président Bouteflika a décidé, mercredi, de mettre en place la haute Commission sécuritaire et militaire. Elle est « chargée de travailler en coordination avec la quatrième région militaire pour suivre la situation au niveau de la wilaya » de Ghardaïa, confrontée aux violences intercommunautaires.

Selon un communiqué publié ce jeudi 9 juillet sur la page officielle Facebook du Premier ministre, le chef de la quatrième région militaire est autorisé « à décréter un couvre feu partiel dans les zones et les quartiers chauds en coordination avec la haute commission sécuritaire et militaire ».

Mercredi, M. Bouteflika avait tenu une réunion consacrée à la situation prévalant à Ghardaïa. Cette réunion a regroupé le Premier ministre Abdelmalek Sellal, le ministre d’État directeur de cabinet de la présidence de la République, Ahmed Ouyahia, et le vice-ministre de la Défense nationale, Chef d’état-major de l’ANP, Ahmed Gaid Salah. Ce dernier a chargé le commandant de la 4e région militaire de superviser l’action des services de sécurité et des autorités locales concernées pour le rétablissement et la préservation de l’ordre public à travers la wilaya de Ghardaïa.

Ghardaïa : exposer inutilement l’armée

Après avoir laissé la situation pourrir durant plusieurs mois à Ghardaïa, le pouvoir s’est enfin réveillé. Après une journée particulièrement meurtrière – une vingtaine de morts et plusieurs dizaines de blessés -, le président Bouteflika a convoqué une réunion d’urgence pour annoncer une série de mesures.

La première concerne l’aspect sécuritaire du problème. Le chef de l’État a chargé le commandant de la 4e région militaire de « superviser l’action des services de sécurité et des autorités locales concernées pour le rétablissement et la préservation de l’ordre public à travers la wilaya de Ghardaïa ».

L’armée, à travers cette instruction, sera inutilement exposée. À la fois sur le plan symbolique et opérationnel. Symboliquement, le rôle de l’armée nationale est de combattre les ennemis de l’Algérie. Or, hormis le terrorisme, l’Algérie n’a pas d’ennemi intérieur. À Ghardaïa, les deux protagonistes ne sont pas des ennemis. Ils n’arrivent plus à vivre ensemble et ce n’est pas en envoyant des militaires patrouiller dans les rues de la ville que ce problème sera résolu. Il faudrait chercher d’autres solutions, en discutant avec les vrais acteurs locaux et non avec de faux notables qui n’exercent plus aucune influence sur les populations locales.

Ensuite, d’un point de vue opérationnel, l’armée n’est pas le corps de sécurité le mieux adapté à cette situation. Une armée sait faire la guerre, conquérir ou défendre un territoire. Dans le cas de l’armée algérienne, c’est surtout la seconde mission qui prime. Mais les militaires ne savent pas faire du maintien de l’ordre. Même les armées modernes ne savent pas le faire. Une fois un territoire conquis ou libéré, ce sont d’autres structures, comme la police et la gendarmerie, qui prennent le relais pour gérer cet aspect.

À Ghardaïa, la police et la gendarmerie doivent retrouver leurs missions et travailler en toute autonomie, loin des ordres des militaires, mais sous l’autorité de la justice. Une justice, elle-même renforcée. La décision du président Bouteflika va exposer inutilement notre armée et affaiblir les autres institutions que sont la police, la gendarmerie et la justice.

Source : TSA-Algerie

Jun 28, 2015

L'Algérie déploie 25 000 hommes sur ses frontières avec la Tunisie

L'Algérie a déployé 25 000 soldats sur ses frontières avec la Tunisie, à l'issue de l'attentat qui a ciblé vendredi des touristes sur une plage de Sousse, a indique samedi à Xinhua une source sécuritaire algérienne.

A travers cette opération, les forces algériennes accentuent entre autres les contrôles d'identité au niveau des points de passage pour parer à toute éventuelle infiltration de djihadistes en provenance ou en partance de la Tunisie.

Dans la mi-journée de vendredi, un individu a ouvert le feu sur des touristes qui se trouvaient sur la plage ou au bord des piscines de l'hôtel Riu Imperial Marhaba à Port El Kantaoui, près de Sousse (140 km au sud de Tunis), dans le nord-est de la Tunisie. Le dernier bilan de cette attaque fait état de 39 morts et 39 blessés, pour la plupart des étrangers, a-t-on appris samedi d'une source du ministère tunisien de la Santé.

L'Algérie et la Tunisie sont liées par des traités de coopération dans le domaine de la lutte antiterroriste.

Source : CRI

Jun 25, 2015

Égypte : Nombre "record" de journalistes emprisonnés

Au moins 18 journalistes, essentiellement accusés d'appartenir à la confrérie islamiste du président Mohamed Morsi destitué en 2013 par l'armée, sont emprisonnés en Egypte, un nombre record, a estimé jeudi le Committee to Protect Journalists (CPJ).

"Sur 18 journalistes derrière les barreaux au 1er juin (2015), plus d'un tiers ont été condamnés à la prison à vie", souligne dans un rapport l'organisation internationale de défense de la presse, basée à New York.

Depuis qu'il a destitué le premier chef de l'Etat élu démocratiquement en Egypte, l'ex-chef de l'armée Abdel Fattah al-Sissi, élu président en 2014, dirige un régime qualifié par les organisations de défense des droits de l'Homme de plus répressif que celui de Hosni Moubarak, chassé du pouvoir en 2011 par une révolte populaire dans la lignée des printemps arabes.

Plus de 1 400 manifestants pro-Morsi ont été tués en quelques semaines après la destitution de M. Morsi, et plus de 40 000 personnes, essentiellement des membres ou sympathisants de la confrérie des Frères musulmans, sont emprisonnés, selon Human Rights Watch (HRW).

Plusieurs centaines ont été condamnées à mort --dont M. Morsi et des responsables des Frères musulmans-- dans des procès de masse expédiés souvent en quelques minutes et qualifiés par l'Onu de "sans précédent dans l'Histoire récente".

Après avoir réprimé de manière implacable les Frères musulmans, qui avaient remporté toutes les élections entre la chute de Hosni Moubarak et la destitution de M. Morsi le 3 juillet 2013, le pouvoir s'en est pris à l'opposition laïque et libérale, notamment à la jeunesse révolutionnaire de 2011. "Le nombre de journalistes égyptiens en prison est le plus élevé jamais enregistré depuis que le CPJ a commencé à les recenser en 1990", assure l'organisation internationale dans son rapport. "Ils ont été arrêtés pour des accusations allant d'incitation à la violence et participation à des manifestations illégales ou appartenance à des groupes interdits", assure le CPJ, et "la plupart travaillaient pour des médias en ligne".

La majorité des organes de presse jugés pro-Frères musulmans ou même proche de l'opposition laïque ont été inquiétés sinon fermés après la destitution de M. Morsi. Et depuis, la quasi-totalité des médias égyptiens, publics comme privés, se sont fait les plus fervents supporteurs d'un Sissi très populaire.

"Sous couvert de mesures anti-terroristes, le gouvernement (...) recourt à des méthodes dures pour écraser tous ceux qui le critiquent", assure Sherif Mansour, coordinateur des programmes du CPJ pour le Moyen-Orient et l'Afrique du Nord.

"La police et les procureurs abusent de leurs pouvoirs de détention préventive, qui les autorisent à maintenir jusqu'à deux années des personnes en prison sans procès", ajoute le CPJ, citant le cas "emblématique" du photographe de presse Mahmoud Abou Zeid, dit "Shawkan". Il est emprisonné depuis près de deux ans, et il vient seulement de se voir signifier des accusations mais la date de son procès n'est pas encore fixée. Le CPJ assure aussi qu'on lui a rapporté des cas de journalistes "tabassés et torturés" en prison.

Selon le classement mondial de la liberté de presse 2014, établi par Reporters sans frontières, l'Egypte arrive au bas de l'échelle, à la 159e position, sur un total de 180 pays.

Source : Lorientlejour

Jun 23, 2015

L'Afrique du Sud pourrait quitter la Cour Pénale Internationale (CPI)

L'Afrique du Sud pourrait envisager de quitter la Cour pénale internationale (CPI) si cette juridiction n'accepte pas des réformes proposées par Pretoria, a affirmé mardi un ministre adjoint sud-africain.

Pretoria a été mise en cause début juin pour avoir permis au président soudanais Omar el-Béchir de quitter l'Afrique du Sud après un sommet continental malgré un ordre de justice émis au nom de la CPI qui le recherche pour crimes de guerre et génocide.

Lors d'un débat parlementaire houleux, Obed Bapela, ministre adjoint des affaires traditionnelles, parlant au nom du Congrès national africain (ANC) au pouvoir, a souligné que l'Afrique du Sud allait réclamer des réformes de la CPI, l'accusant notamment d'avoir perdu sa crédibilité en raison de l'absence dans ses rangs de certains pays comme les Etats-Unis.
"L'ANC se réserve le droit de présenter ces réformes et si elles ne sont pas acceptées nous n'aurons pas d'autre choix que de reconsidérer notre adhésion à la CPI", a affirmé le ministre adjoint.

"Nous n'allons pas utiliser l'UA comme une plate-forme pour arrêter des dirigeants, cela n'arrivera jamais", a affirmé Obed Bapela en jugeant que, dans cette affaire, les critiques internationales contre Pretoria relevaient d'un "mépris" pour le continent africain.

Source : Lorientlejour

Jun 16, 2015

Un officiel de l'Union africaine critique la CPI pour sa tentative de faire arrêter le président soudanais

Le président en exercice du Conseil économique et social de l'Union africaine (UA), Joseph Chilengi, a dénoncé lundi la Cour pénale internationale (CPI) qui a exigé que l'Afrique du Sud arrête le président soudanais Omar el- Béchir lors de sa participation au 25e sommet de l'UA.

"Nous déplorons les événements de ces 48 dernières heures, provoqués par le mandat d'arrêt de la CPI contre un président en exercice. C'est une tentative pour perturber les débats productifs de nos dirigeants", a déclaré M. Chilengi aux journalistes en marge du sommet à Johannesburg.

La présence du dirigeant soudanais au sommet des chefs d'État de l'UA dimanche malgré un mandat d'arrêt de la CPI a provoqué un emballement des médias internationaux.

La présence de M. el-Béchir a éclipsé des questions essentielles débattues au cours de ce sommet bisannuel.

M. Chilengi a déclaré que l'UA n'était pas impressionnée par la tentative de la CPI d'humilier un président en exercice dans un pays étranger.

"Ce sommet discutait de questions fondamentales affectant le continent et nous déplorons les tentatives de la CPI pour les perturber par des moyens peu orthodoxes", a déclaré M. Chilengi aux journalistes.

M. el-Béchir se trouvait en Afrique du Sud à l'invitation de l'UA, qui avait assuré aux dirigeants en déplacement une immunité, conformément au droit international, a-t-il clarifié.

"Le président el-Béchir est venu en Afrique du Sud pour discuter des questions relatives à l'UA et il n'était pas un invité du gouvernement d'Afrique du Sud", a fait valoir M. Chilengi.

L'Union africaine respecte pleinement la Convention de Vienne qui prévoit une immunité diplomatique pour lesresponsables officiels accusés de mauvaise conduite.  M. Chilengi a commenté que la Cour basée à La Haye avait échoué un test de sa crédibilité par cette action unilatérale.

Les dirigeants africains sont pleinement engagés à l'établissement d'une cour impartiale propre au continent pour juger les affaires africaines.

"Nous avons des systèmes judiciaires efficaces capables de poursuivre de manière efficace les crimes graves", a souligné M. Chilengi.

Source : CRI

Jun 15, 2015

Algérie : Abdelaziz Bouteflika s'assure le soutien de la France

En faisant miroiter l'obtention de grands contrats d'affaires, le président algérien, à la veille d'une succession périlleuse, s'assure la bienveillance de son homologue français.

La visite d’un président français à Alger, même pour quelques heures, est toujours un événement en soi, alors que l’ordre du jour est constitué de banalités : coopération sécuritaire, partenariat économique, Méditerranée, Nord-Sud… Du coup le président français devant ce déplacement peu anodin est particulièrement généreux en louanges : « A la veille de ma seconde visite en Algérie, je mesure les progrès qui ont été accomplis. Nos deux pays sont animés par la même volonté de bâtir un partenariat d'égal à égal tourné vers le développement et vers la jeunesse. Le comité intergouvernemental présidé par nos deux Premiers ministres s'est déjà réuni à Alger puis à Paris. Il nous donne un cadre pour approfondir nos coopérations dans tous les domaines ».

Concessions algériennes

En effet, c’est lors du comité intergouvernemental réuni à Paris, le mois de décembre dernier, que le Premier ministre algérien, Abdelmalek Sellal, avait adressé une invitation à François Hollande. Dès lors, le président français se trouve contraint d’y répondre favorablement non pas seulement par courtoisie mais aussi à cause des intérêts croissants de la France dus à des surprenantes concessions algériennes.

Déjà sous le règne de Sarkozy, Chekib Khellil, alors ministre de l’énergie avait signé, en 2007, un accord gazier secret avec la France au grand dam des Italiens qui souhaitaient bénéficier des mêmes conditions. Seulement cet accord permettait à Total de vendre secrètement au Algériens des équipements nécessaires à l’exploitation du gaz de schiste. Sans oublier que sous la pression des milieux d’affaires franco-algériens, Bouteflika avait autorisé les privés algériens à convertir leurs dinars en devises pour acquérir des sociétés à l’étranger sans toutefois définir des axes stratégiques. Il en a résulté entre autres, l’achat de Brandt par le patron de Cevital, Issad Rebrab.

Malgré la chute des cours pétroliers l’Algérie reste un pays riche, donc pour la France, Alger est encore fréquentable. En contrepartie, Paris permet à Bouteflika d’entretenir l’illusion d’être personnellement actif sur la scène diplomatique internationale. Cependant personne n’est dupe, même le quotidien français « Libération » de ce jour pose la question sur le président algérien : « homme de fer ou homme de paille ? »

Source : MondAfrique

Jun 14, 2015

La Cour pénale internationale appelle l'Afrique du Sud à arrêter le président soudanais

La Cour pénale internationale (CPI) a appelé les autorités sud-africaines à arrêter le président soudanais Omar el-Béchir qui devait participer dimanche et lundi à un sommet de l'Union africaine à Johannesburg. Le président de l'Assemblée des Etats parties à la CPI Sidiki Kaba "appelle l'Afrique du Sud, qui a toujours contribué à renforcer la Cour, à n'épargner aucun effort pour assurer l'exécution des mandats d'arrêt" contre el-Béchir, affirme un communiqué de la CPI publié samedi soir.

Deux mandats ont été lancés par la CPI contre le président soudanais, en 2009 pour crimes de guerre et crimes contre l'humanité et en 2010 pour génocide, les deux en relation avec le Darfour, région de l'ouest en proie aux violences depuis 2003. Plus de 300.000 personnes sont mortes dans ce conflit selon l'Onu.

Le président de l'Assemblée des Etats de la CPI a également exprimé "sa profonde inquiétude quant aux conséquences négatives pour la Cour dans le cas d'une non-exécution des mandats", selon le communiqué de la Cour.

Les autorités sud-africaines ont refusé de confirmer l'arrivée en Afrique du Sud du président soudanais, mais la radio-télévision sud-africaine SABC a indiqué dans un tweet qu'el-Béchir avait été "accueilli par des responsables sud-africains et des diplomates soudanais". L'agence officielle d'information soudanaise Suna avait annoncé samedi le départ du président soudanais "pour Johannesburg à la tête de la délégation soudanaise prenant part au sommet de l'Union africaine" qui se tient dimanche et lundi.

Le président el-Béchir, 71 ans, au pouvoir depuis un coup d'Etat en 1989 et réélu en avril avec 94% des voix pour un nouveau mandat de cinq ans, a depuis 2009 considérablement limité ses déplacements à l'étranger, privilégiant les pays n'ayant pas rejoint la CPI.

Source : Lorientlejour

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